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Depuis quelques années, le problème de l’énergie est devenu un des sujets les plus préoccupants de notre planète ; à cela quelques raisons fondamentales : - son coût - le risque de pénurie - ses effets dévastateurs Le monde occidental, contrairement à quelques pays émergents et non des moindres, a pris conscience des dégâts innombrables causés par notre propre inconscience avec des répercussions visibles ou invisibles sur notre écosystème. Les responsables politiques et économiques doivent sans tarder s’engager pour produire mieux, dans le respect de la nature et des êtres humains. Certaines sociétés se sont engagées sur des productions mieux contrôlées, moins énergivores, moins polluantes. Et les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la relation du travail et de la vie privée à l’environnement, ici ou ailleurs. Nous entrons dans l’ère de la consommation « responsable », mais cela a un prix que toutes les personnes ne peuvent se permettre, à tort ou à raison. D’où le concept de développement durable, qui remet au centre de nos préoccupations le rapport de l’être humain avec la nature et réciproquement. Le développement durable touche tous les domaines, à partir du moment où ils ont un lien avec la survie de l’humanité. Dans ce contexte d’urgence, voire de dernière chance, l’habitat vit aussi une mutation puisque de nouvelles exigences thermiques sont imposées, afin de limiter la consommation d’énergie, et d’autre part les bio matériaux font leur apparition dans la construction de maisons individuelles et dans la rénovation de certains bâtiments. De nouveaux moyens énergétiques s’invitent dans les habitations, l’énergie solaire thermique ou photovoltaïque, les éoliennes, les pompes à chaleur, les chaudières à haut rendement et basse consommation. Dans un parc immobilier de plus de 31 millions de logements, où 60% du parc a été construit avant 1975, donc avant les premières réglementations, la moyenne de consommation par logement est de 240 kWh, soit 12% supérieure à la norme fixée pour 2012 et 38% pour 2020.
Le bâtiment représente 22,4% des émissions de CO², soit la deuxième source après les transports; c'est bien sûr le chauffage qui à lui seul représente 75% de la dépense d'énergie, qui est le gros émetteur de CO², sachant que les énergies fossiles représentent encore aujourd'hui 82% de la consommation liée au chauffage.
De fait les enjeux sont colossaux: environ 16 millions de logements à rénover, une estimation de 600 milliards d'euros pour la rénovation thermique du parc immobilier et une hausse de 30% en 30 ans de la consommation d'énergie des bâtiments à corriger. Un chantier pharaonique et il n'est pas certain que la France réussisse à atteindre le Facteur 4 (quatre fois moins d'émissions de CO²).
La France a construit plus de maisons individuelles que de résidences collectives, ce déséquilibre a une incidence énergétique, les maisons consommant deux fois plus d’énergie. Le chantier est de taille et a un coût, bien sûr ; on estime le surcoût induit par la nouvelle réglementation « THPE », très haute performance énergétique, en 2010, à hauteur de 8%, et pour la basse consommation, soit 2012, entre 15 et 18%. Le Grenelle de l’environnement a fixé à la France des objectifs ambitieux en matière d’urbanisme, à savoir : - en 2010, les bâtiments devront être construits en basse consommation (50 kWh/m²), à énergie passive ou positive - la généralisation des logements neufs à basse consommation en 2012 - incitation à la rénovation énergétique accélérée du parc privé de logements et de bureaux - lancement d’un grand plan de formation professionnelle de recrutement et de qualification des professionnels du bâtiment - programme de reconquête des centres villes - plan volontariste d’écoquartiers impulsé par les collectivités locales - étiquetage des matériaux de construction et de décoration sur leur contenu en polluants volatiles et interdiction dès 2008, dans ces produits des substances cancérigènes, mutagènes et repro-toxiques de catégories 1 et 2 - obligation d’effectuer des diagnostics préalables aux chantiers de démolition - mise en place d’un instrument économique affecté popur encourager la prévention de la production de déchets du BTP et leur recyclage en amont. La France est engagée dans une voie résolument volontariste, mais elle peut se heurter à des obstacles qu’elle ne peut ignorer, à savoir le prix de cette politique et sa compréhension réelle par le citoyen. En 2020 nous passerons de la basse consommation à l’énergie positive, ce qui signifie que vous serez votre propre producteur des ressources énergétiques nécessaires à votre habitat, vous pourrez même devenir en cas de surproduction fournisseur d’énergie à des tiers. Qui paiera cette hausse significative du coût du logement, la question se pose et la réponse est simple : l’acquéreur ; cependant l’enjeu est tel pour notre futur que les pouvoirs publics, les collectivités, les fabricants et les prestataires, pour des raisons différentes, commencent à offrir des solutions alternatives et donc motivantes pour le consommateur. Toitpourmoi® s’engage à vous aider dans l’information nécessaire à la réalisation et au respect des nouvelles exigences liées à l’habitat « propre ». Cet aspect résolument établi de l’habitat propre et faiblement consommateur d’énergie va bien sûr s’enrichir de nouvelles offres de la part de tous les acteurs et Toitpourmoi® vous tiendra informé de ces changements « climatiques ».
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