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Des chiffres et des interrogations.
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Dans son dernier observatoire, la FNAIM nous livre des chiffres contrastés et en fait ne nous aide pas beaucoup à y voir plus clair, si ce n’est que le 3ème trimestre 2009 nous confirme que la baisse se ralentit, du moins la baisse des prix, avec sur un an une baisse de 7,8% et par rapport au 3ème trimestre 2008, une baisse de 4,8%. Assez paradoxal, c’est sur les petites surfaces que la baisse est la plus forte, alors que les grandes surfaces résistent mieux ; à noter que sur le 3ème trimestre 2009/3ème trimestre 2008, les cinq pièces et plus ont même augmenté !
Autre constat, les scores ne sont pas les mêmes selon la région, ainsi l’Ile de France baisse en tendance annuelle mais fait mieux que résister par rapport au 3ème trimestre 2008. Le sud et l’est sont plus touchés que l’ouest qui s’en sort avec les honneurs ( -4,1% au 3ème trimestre 2009).
Dernier constat, la baisse touche plus fortement les maisons, sur un an, alors que sur le 3ème trimestre elles font jeu égal, à la baisse.
Au plan des transactions, la production de crédits montre que le nombre reste faible, environ 20% de production en moins sur un an, avec malgré tout, un léger redressement au 3ème trimestre 2009 par rapport aux trimestres précédents.
En fait le blocage est surtout psychologique, les ménages ont du mal à sauter le pas dans un contexte lourd, indécis, où les mauvaises nouvelles sont plus nombreuses que les incitations à l’investissement principal. Fiscalité locale pesante, incertitude économique, baisse des prix attendue, banques prudentes, droits de mutation élevés, aucune mesure fiscale sur l’ancien, menaces budgétaires, tout est réuni, malgré quelques signaux positifs, pour entretenir cette attente.
Dans une étude IFOP réalisée début octobre, ces sentiments perdurent : peu d’enthousiasme à l’achat ou à la vente, craintes de l’avenir proche, un crédit jugé peu accessible, une offre qui ne satisfait pas les éventuels acheteurs, une baisse des prix en fin de parcours et aussi des intentions d’achat peu empressés.
Derniers points du sondage, les interrogés sollicitent en 1er la performance énergétique du logement, le temps de trajet, tout en soulignant que le 1er frein est le prix d’achat et ensuite des taux d’intérêt trop élevés (en fait ce sont les prix des biens qui sont encore élevés). Enfin pour 76% des sondés, ce sont les sites de particuliers à particuliers qui sont les premiers sollicités, devant les agences à 62%.
En conclusion tous ces chiffres montrent certaines contradictions entre ceux qui vivent de l’immobilier (banques et agences immobilières) et les particuliers ; en effet ces derniers ont le sentiment que ce n’est pas tout à fait le moment d’acheter et que les décideurs ne tiennent pas assez compte de la baisse du pouvoir d’achat des ménages (pour 69% des sondés). |
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