La reprise est là, tel est le constat des 780 agences qui constituent l’enseigne et même si elle n’est pas de la même ampleur selon les régions le 3ème trimestre a vu les acheteurs revenir vers les points de vente.
Les statistiques de Laforêt ont un avantage, c’est leur fraîcheur (ça a un lien avec le nom) ; plus sérieusement ils se basent sur leurs points de vente et d’autres qui constituent 15% des agences immobilières et en plus ils prennent en compte les promesses de vente.
Autant le début d’année fut laborieux, autant le 2ème semestre semble marquer un tournant, même si les volumes restent faibles et que ce sont surtout les petits budgets qui hantent les agences. Cette tendance, constatée également dans le neuf, tendrait à prouver que les primo accédants (les jeunes) ont plus confiance en l’avenir.
Pour 2010, la prudence est de mise et même si les volumes pourraient légèrement gonfler, la situation reste fragile, surtout si les propriétaires reprennent la confiance, ce qui se passe en ce moment, cf étude seloger. Cette tendance à la hausse est soutenue par une offre très faible, ainsi sur Paris, les mandats par agence sont à des niveuax d’une insigne faiblesse. Toutefois le marché, si la baisse des taux se poursuit, peut reprendre son souffle et repartir durablement, à condition que la crise s’estompe, dans les têtes et dans la réalité.
Dans le détail, on voit que Lyon digère plus ou moins bien la crise, que Dijon retrouve de la demande, que Grenoble souffre, à cause d’une activité industrielle en déclin, que Nice a bien baissé et que les acheteurs reviennent, que Marseille corrige lourdement des hausses spectaculaires, que Blois continue à baisser, que Nancy résiste, que Paris retrouve des couleurs, avec des nuances selon les quartiers. |