Un marché en reprise fragile.
|
La dernière étude de conjoncture publiée par Empruntis ne laisse pas beaucoup de place à un court terme flamboyant; dans un marché en légère reprise, avec des indicateurs intéressants pour les futurs acquéreurs, comme la baisse des taux et la baisse des prix des appartements et des maisons, la reprise reste fragile en raison bien sûr des chiffres du chômage, mais aussi probablement en raison d’un attentisme lié à l’incertitude sur le prix du marché et également par une forte résistance des banques à assouplir les conditions d’accès au crédit, sans parler de leur forte réticence à accorder des crédits relais à des clients qui restent pour eux malgré tout des cibles de choix, sachant que le crédit immobilier reste pour les établissements bancaires un produit phare.
Quelques chiffres éclairent un peu mieux cette étude qui ne nie pas la reprise, mais la situe à des niveaux encore bas en raison des craintes latentes exprimées dans toutes les enquêtes d’opinion.
D’abord des taux qui continuent à être bas, à 4% environ, et dans un contexte peu ou pas du tout inflationniste, il n’y a aucune raison de voir cette tendance s’inverser. De même que la peur de la déflation s’estompant, le risque de voir des taux encore plus bas est faible.
Par contre malgré des dossiers plus nombreux à trouver un financement (104 dossiers contre 79 il y a un an), en raison d’une meilleure solvabilité liée à la baisse simultanée des taux et des prix, les banques n’ont pas ouvert les vannes, loin de là, et rien ne laisse présager un changement d’attitude, malgré leur sympathie (intéressée) pour le prêt immobilier.
Enfin, derniers chiffres, le nombre de transactions, prévu en 2009, 550 000, soit très en de ça des chiffres habituels, plus de 800 000 ventes par an dans l’ancien ; et dernier chiffre, la baisse des prix devrait se situer aux alentours de 10% cette année, avec un léger mieux en 2010, une baisse aux alentours de 4%. Ces derniers chiffres sont bien sûr à ne pas prendre au pied de la lettre, en fonction du bien et de sa situation géographique, les baisses ne seront pas les mêmes pour tout le monde. |