Une étude payée au prix fort
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Un collaborateur de haut niveau a été licencié par son employeur, le Crédit Foncier de France, pour avoir publié une étude sur la loi Scellier propre à contrarier les efforts de la Banque en faveur d’une reprise du marché. Cette étude mettait en évidence les risques du Scellier sur certaines villes de plus de 50 000 habitants présentant un risque locatif en raison d’un marché déjà en situation de sur offre ; en fait cette étude ne faisait que prévenir des risques comparables encourus par les investisseurs pour ne pas connaître une situation comparable à celle de la loi Robien. N’oublions pas que le dispositif Scellier a été étendu à certaine villes pour ne pas les défavoriser.
L’étude objective vient dans un contexte où la loi Scellier est pour beaucoup de communes et de professionnels du bâtiment et de l’immobilier une bulle d’oxygène, mais l’étude pointait le doigt sur le risque.
Le problème révélé par cette étude est emblématique de la liberté d’expression en entreprise et de la difficulté pour une banque d’être acteur et observateur ; cette sanction illustre parfaitement l’impossibilité de la transparence dans un univers dominé par la performance économique.
Plus largement, cette affaire prouve, si besoin est, que les analystes sont prisonniers de leurs clients et que finalement leur analyses ne valent que ce que vaut leur éthique, pas grand-chose.
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