Victimes de la loi Robien
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On leur avait promis des gains importants, une économie d’impôts, un placement sur. L’affaire a tourné au cauchemar pour de nombreux épargnants qui ont fait preuve de crédulité en achetant sans voir des programmes érigés dans des villes où la demande solvable était proche du néant. Comme disait des agents immobiliers locaux, certains immeubles ressemblaient à des sapins de Noël, avec un panneau « à louer » à chaque étage.
D’après UFC Que Choisir, il y aurait entre 5 000 et 10 000 victimes de cette arnaque tout à fait légale et d’après une autre association, l’ADIM, le nombre de victimes serait de 29 000 investisseurs !
Et là où la loi Robien pose aussi problème, c’est sur la qualité des biens vendus, la demande étant forte, l’offre était à la hauteur de la demande en nombre, mais pas en qualité. Il est certain que nombre de « conseillers » sont arrivés sur le marché, alléchés par des commissions importantes, et ont donc vendu eux aussi des biens sans les identifier.
Dans ce jeu de dupes, qui représente quand même 10% des biens commercialisés en loi Robien, le législateur a une responsabilité et la loi Scellier doit faire attention à ne pas reproduire les mêmes erreurs.
Quoi qu’il en soit, un bien immobilier reste un bien immobilier et reste donc soumis au marché, à savoir, un emplacement, un immeuble, une ville, donc des critères objectifs. Oublier cela en ne considérant que le rendement supposé est une faute, avec les conséquences que l’on voit, sans parler du jour où il faudra revendre le bien ! |