Dans notre société d’hyper consommation, la notion de « bien durable » semble aller à contrario de la production jetable, dont on se débarrasse aussi vite que possible ; or la maison est restée une sorte d’icône où justement le temps a moins de prise, une sorte de sanctuaire préservé du reste du monde extérieur.
Mais cette maison ou cet appartement coûte cher, à l’achat et à l’usage, et le parc immobilier se dégrade sous les coups de boutoir des occupants, de l’immeuble, des intempéries, des saisons et du temps.
Cette dégradation et son coût induit, et bien sûr et surtout le prix de l’énergie nécessaire à la protection et à l’entretien du bien, ainsi que les conditions environnementales, ont amené l’ensemble de la population à envisager un rapport au logement plus citoyen, plus responsable et à terme plus économique dans son fonctionnement.
Cet habitat, objet de tous les désirs, évolue de l’intérieur mais aussi de l’extérieur et de nouveaux mots sont apparus depuis les années 80, économies d’énergie, énergie solaire, pompe à chaleur, chaudière basse consommation, géothermie, récupération des eaux de pluie, traitement des déchets, isolation thermique, ventilation mécanique contrôlée, énergie passive, énergie positive, diagnostic énergétique, risques naturels et technologiques, quelques sigles ou normes comme HQE, HPE, THPE, Habitat et Environnement, Label performance, NF Environnment.
La maison propre, économe et préservant l’équilibre physiologique devient donc aujourd’hui une préoccupation grandissante pour les opérateurs, les pouvoirs publics et l’acquéreur.
Tout le monde doit être conscient des enjeux et les pouvoirs publics ont dans ce domaine une énorme responsabilité, celle de devoir initier, proposer et légiférer, ensuite voir sur le terrain les effets réels de la mise en place de cette politique, à savoir les efforts des responsables locaux, départementaux, des services publics pour faciliter les initiatives individuelles visant à préserver l’environnement proche. Chaque geste compte et l’oublier ou le négliger en compliquant l’implication de chacun devient une faute collective.
Pour nous aussi, l’enjeu est fondamental, pour préserver ce qui est et ce qui viendra plus tard ; derrière ces nouveaux matériaux, ces nouvelles énergies et cette nouvelle approche de l’habitat, il y a la nécessité vitale de revoir notre façon d’être dans la société de consommation.

Pierre GOLDFARB
Il est en ce début 2008 une énigme ; alimenté par des rumeurs, il est différent selon les analystes, ces nouveaux gourous de la planète. Certains parlent d’explosion de la bulle, d’autres de consolidation et enfin encore d’autres qui restent très prudents et qui le jour où une tendance lourde se dessinera, n’hésiteront pas à proclamer « je vous l’avais bien dit ».
Or, depuis le début de la crise dite des « subprimes », beaucoup d’éléments militent pour une pause et d’autres par contre vont dans le sens d’un marché assez robuste.
Qu’en est-il réellement ? Le marché a atteint des hauteurs incroyables, si l’on s’en tient à une réalité franco-française, c'est-à-dire expurgée des acheteurs étrangers qui ont un rôle majeur, car, même si le nombre de transactions attribuées à des étrangers est raisonnable, environ 5% du nombre de transactions, chiffre en très forte progression puisque dans certaines régions ce pourcentage atteint 20% (Sud Ouest), ils ont tendance à pousser les prix vers le haut, comme à Paris, sur la Côte d’Azur, en Normandie ou dans le Sud Ouest.
Les taux d’emprunt ne baissent pas, les banques ont rallongé la durée des prêts pour mieux faire passer la pilule et les acheteurs ont réduit les surfaces afin de devenir propriétaires ; la hausse vertigineuse des loyers et les conditions d’accès ont aussi aidé la demande d’acquisition de logements. De plus les études montrent qu’il manquerait environ 1 million de logements, à cause de la modification sociologique de notre société, familles monoparentales, couples recomposés mais vivant séparément, étrangers venant travailler en France, mobilité accrue.
Comme on le voit tout le monde ou presque trouve des solutions pour se loger, cependant le logement devient essentiel dans la vie des gens et leur regard est plus critique, plus affiné et si pour certains l’achat reste une priorité, d’autres s’y aventurent sur la pointe des pieds, par peur d’une baisse à venir et des prix souvent excessifs, d’où des délais de commercialisation plus longs et une baisse du nombre de transactions.
Alors que faire ; il est important une fois de plus de privilégier sa réflexion personnelle, à savoir si l’acquisition d’un bien immobilier reste le projet le plus important à réaliser dans les prochains mois et surtout quel sera son impact sur votre vie quotidienne, en clair quelle sera son incidence sur votre train de vie.
N’oubliez pas que beaucoup d’acteurs du marché ont intérêt à vous faire entrer dans la ronde, alors soupesez avec justesse les enjeux fondamentaux de cette entrée dans la cour des futurs propriétaires.