Notre pompier en chef vient au secours de l’immobilier en mettant sur le feu un paquet de plus de 5 milliards d’euros.
Parmi les mesures phares, le rachat par l’état aux promoteurs privés de 30 000 logements neufs à un prix décoté (à quel prix ?) pour les transférer sur le parc locatif ; ce rachat massif pose un problème sur la finalité de l’opération car on peut penser que Mr Sarkozy vient au secours des banques qui garantissent la bonne fin du chantier et non au secours des promoteurs qui essaient de faire leur métier. En fait on peut se poser la question de savoir à qui profite la crise ?
Autre mesure, liée à l’immobilier ancien, le plafond de ressources ouvrant droit aux prêts d’accession sociale est relevé de telle sorte que le pourcentage des ménages concernés passe de 20% à 60%, ce qui est assez notable ; seul frein à cette mesure, la frilosité perceptible des acquéreurs et des prêteurs ; toutefois la garantie de l’état peut motiver les deux parties.
Enfin, la troisième, l’élargissement du pass foncier (dispositif qui permet d’acheter en deux temps, à savoir d’abord le terrain puis le logement) à l’acquisition d’un logement collectif, mesure déjà prévue dans la loi de mobilisation pour le logement.
Toutes ces mesures semblent mobilisatrices, toutefois la mesure phare, le rachat par l’Etat de programmes immobiliers, semble assez floue et ne saurait redonner la confiance aux principaux acteurs du marché, à savoir les acheteurs et les vendeurs. Il aurait été plus intéressant que les banques et l’Etat mouillent leurs chemises en faisant jouer certains leviers.
En clair, il faut sauver les banques !