Dans un marché où le neuf a du mal à s’écouler, les dispositions du Grenelle de l’Environnement sur la réduction de la consommation énergétique sont un formidable levier pour les Entreprises du bâtiment intervenant sur l’ancien. Dans le contexte actuel, la rénovation énergétique représente un enjeu extraordinaire que ni les particuliers ni les entreprises artisanales ou autres ne doivent rater !

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Selon certaines études, le marché des maisons individuelles s’est bien comporté avec un marché de la rénovation dynamique avec un montant global de 23,9 milliards (sur un marché total de 60,5 milliards dans le bâtiment) dédiés à l’isolation, la salubrité, la sécurité et la performance énergétique.
Toutefois, malgré l’importance des sommes en jeu, la performance énergétique ne représente que 10% des investissements, selon l’Observatoire Permanent de l’Amélioration Energétique, du fait du manque de sensibilisation à la réalité de la situation et des enjeux, et puis aussi au manque de coordination entre les artisans et les prescripteurs. Ainsi seuls 9% des installateurs, dans le cas du remplacement de la chaudière, ont conseillé une installation plus performante.
Constat urgent, l’offre doit évoluer et donc la méthodologie ; d’abord des artisans plus globalistes et moins corporatistes, mieux formés aux nouvelles offres de leur marché et aussi des propriétaires plus informés et aussi meilleurs prescripteurs.
Dans cette optique visant à rapprocher les propriétaires des artisans, Cequami, filiale du CSTB (Centre Scientifique et technique du Bâtiment) et de Qualitel, veut proposer une certification permettant de garantir l’engagement du prestataire dans la qualité énergétique des installations prévues. Des procédures tests sont en cours pour qualifier la qualité des travaux entrepris par le Maître d’Ouvrage qui devra se plier aux exigences contenus dans le label, à savoir 25 exigences liées au chantier dans son déroulement, ses intervenants, ses installations et bien sûr le résultat. Cequami interviendra du début jusqu’à la fin du chantier. Enfin les prestataires qui interviendront sur ces chantiers seront eux-mêmes certifiés.
Ce sont eux, les professionnels qui choisiront leur niveau d’exigence : certification de base, HQE, BBC, et bien sûr le gain de performance énergétique.
Cette démarche a plusieurs enjeux : des économies d’énergie, l’écoPTZ et son incidence fiscale, une installation optimisée et cerise sur le toit, une meilleure revente. A noter pour finir que l’écoPTZ est de 30 000 € et que d’après une étude, il faut compter 15 000 € pour gagner un rang sur le DPE.
Une bonne idée pour un marché plein de promesses ; seul bémol, il ne faut pas que les artisans y voit une procédure trop contraignante.