A défaut de se traduire dans les faits avec autant de réussite que les autorités l’espéraient (avec quelques contradictions entre les buts recherchés et les moyens mis en œuvre), l’enquête publiée par le Commissariat Général au Développement Durable nous confirme le désir de changement énergétique et environnemental, mais sans réelle traduction dans les faits, la crise économique n’aidant pas la concrétisation de projets ou de changements d’habitude qui entraînent des coûts importants, malgré le gain dans le temps.
Pourtant les consommateurs, à 70%, sont prêts en matière électrique à payer plus (disent-ils) pour changer de sources d’énergies et abandonner le nucléaire, symbolique d’un risque environnemental très fort ; à noter qu’en 5 ans le nombre de gens reste stable et que ce sont les couches les plus favorisées qui acceptent le plus ces changements. Autre élément ils ont tendance à ne pas très bien connaître les solutions alternatives.
Enfin autre élément de réflexion, ils estiment que le nucléaire est malgré tout un moyen efficace de produire de l’électricité, que cela garantit notre indépendance et que cela ne nuit pas à l’environnement.
L’intérêt de cette étude est là , il est difficile pour les consommateurs de passer d’un modèle à un autre, surtout dans un pays où le nucléaire représente environ 80% de notre énergie.
Enfin dernier élément, c’est dans le secteur des transports que le changement est le plus urgent pour 67% des interrogés, même si là encore seuls 18% changent leurs habitudes.
On ne parle pas de logement dans cette étude, peut-être n’était-ca pas le sujet ; on remarquera quand même que la préoccupation majeure reste le coût induit par cette révolution verte qui reste plus marginale en France que dans d’autres pays. Autre conclusion, le changement ne peut se faire que si les solutions alternatives existent et prouvent leur viabilité.

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