




















Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie en France parmi l’ensemble des secteurs économiques. Il consomme actuellement environ 68 millions de tonnes d’équivalent pétrole, soit 42,5% de l’énergie finale totale. C’est chaque année plus d’une tonne d’équivalent pétrole consommée par chaque Français. Il génère 123 millions de tonnes de CO2, soit 23% des émissions nationales. Ces émissions ont augmenté d’environ 15% depuis 1990. Chaque Français libère ainsi dans l’atmosphère environ deux tonnes de CO2.
La facture annuelle de chauffage représente environ 900 € en moyenne par ménage, avec de grandes disparités, qui tendent à augmenter avec la hausse du prix des énergies : les dépenses annuelles peuvent ainsi varier de 250 € pour une maison « basse consommation » à plus de 1 800 € pour une maison mal isolée.
Le Grenelle Environnement a prévu la mise en œuvre à grande échelle d’un programme de réduction des consommations énergétiques des bâtiments qui réduira durablement les dépenses énergétiques et les inégalités qui en découlent, contribuera à améliorer le pouvoir d’achat des ménages et à réduire les émissions de CO2.
Les objectifs de ces engagements du Grenelle Environnement sont :
Le programme de réduction des consommations énergétiques des bâtiments prévu par le Grenelle Environnement entre donc désormais dans une phase de mise en œuvre et de déploiement, à un rythme soutenu, des mesures.
Compte tenu des enjeux liés à ce programme et de la multiplicité des acteurs, le Gouvernement a jugé nécessaire que ce chantier fasse l’objet d’un pilotage spécifique, sur la durée, par une personnalité de haut niveau placée sous l’autorité directe du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire. Le Gouvernement a confié cette mission de pilotage à Philippe PELLETIER, jusqu’ici président de l’Agence nationale pour l’habitat.
Jean-Louis BORLOO a installé le comité stratégique du Plan Bâtiment du Grenelle Environnement, présidé par Philippe PELLETIER. Composé d’une soixantaine de fédérations et d’institutions, qui constituent l’essentiel des acteurs publics et privés impliqués dans la construction neuve et la rénovation des bâtiments, ce comité stratégique est chargé du pilotage et du suivi du Plan Bâtiment du Grenelle Environnement.
Le palmarès de la 5ème édition des réalisations en bois en Rhône Alpes a notamment primé 2 maisons individuelles, une passive et l’autre en RT 2005.
Ces deux réalisations prouvent une fois de plus que le bois « avance » !
Pour en savoir plus : http://www.fibra.net/fr/actualites.php?show_new=148


Chargée de la distribution de chauffage par eau chaude ou par vapeur, la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) envisage d’utiliser la ressource géothermale souterraine. L’eau chaude sera puisée directement dans le dogger, couche géologique située à 1 700 mètres environ de profondeur, depuis un terrain situé dans la ZAC Claude Bernard. Ce lieu est situé à l’est du Parc du Millénaire, en bordure du boulevard périphérique et du canal Saint Denis, dans le 19e arrondissement.
Ce projet, prévu pour 2011, permettra une réduction de 60% des émissions de gaz à effet de serre, dans un secteur situé entre la porte de la Chapelle et la porte de la Villette. La ressource géothermale couvrira 54 % des besoins du secteur soit, a terme, plus de deux millions cinq cent mille m² et 12 000 logements. Il sera réalisé ainsi une économie d’environ 14 200 tonnes/an de CO2.
Un puits récupérera l’eau chaude pour la distribuer dans les immeubles et un second réinjectera l’eau dans la nappe phréatique pour ne pas l’épuiser.
La Ville de Paris soutient ce projet qui participe à la réalisation des objectifs fixés dans le Plan Climat de Paris du 1er octobre 2007, qui prévoit qu’à l’horizon 2020 25 % des consommations énergétiques du territoire proviennent des énergies renouvelables (solaire, géothermie, etc).
Cette Solution est une grande nouveauté, puisqu’elle prouve que même dans des zones à forte densité urbaine, aller chercher l’énergie dans le sous-sol est possible.

Ce mardi 3 mars, l’Etat, les collectivités et les aménageurs ont signé un accord pour la construction dans 8 villes d’Ile de France d’éco-quartiers qui auront la particularité de réunir au même endroit logements, activités, équipements et espaces publics.
Ils devront de toute évidence respecter les nouvelles normes environnementales et s’inscrivent dans le cadre du contrat de projets 2007-2013 entre l’Etat et la Région.
Un exemple de réalisation :

Pour en savoir plus : http://www.ile-de-france.pref.gouv.fr/actu/communique/2009/Eco-quartiers-un-label-une-exigence-de-qualite.html
Un prototype d’habitat à très haute performance énergétique est implanté depuis juin 2008 sur le territoire français, à Grande-Synthe (Nord). RuralZed est une maison en kit qui peut être montée en six semaines, et qui ne présente pas de difficulté particulière à l’assemblage. L’éco-maison élaborée par les architectes anglais de Bedzed fait l’unanimité.
L’éco-maison de Grande-Synthe (Nord) est un prototype appelé RuralZED, en référence au cabinet britannique Zed Factory qui a conçu le célèbre quartier londonien BedZed, une référence en matière d’architecture « verte ».
La Ville de Grande-Synthe dans le Nord de la France a décidé de promouvoir ce nouveau type d’habitat en faisant l’acquisition d’un prototype, exposé en entrée de ville depuis juin 2008 : une maison en kit zéro carbone, à ossature bois (du bois dont on connaît la provenance), préfabriquée en usine, et construite en six semaines, rien que ça !
Concernant le prix, sur le site « RuralZed » il existe deux possibilités : en kit, à 1.362,70 €/m2, montée à 1.635,16 €/m2

Cette maison, destinée dans un premier temps à la visite du public, répond à un double objectif : servir de laboratoire en vue d’un futur écoquartier et sensibiliser les habitants à ce nouveau type d’habitat. En effet, cette éco-maison combine différents procédés pour réduire sa facture d’énergie. A commencer par une isolation renforcée des murs. Ainsi, l’hiver, la chaleur est emmagasinée et restituée la nuit ; en été, la fraîcheur est conservée.
Autre atout en terme de gain de température : la ventilation naturelle. Semblable à deux cheminées, ce sont en fait deux échangeurs installés sur le toit qui permettent de réchauffer l’air entrant par l’air chaud sortant de la maison. De cette façon, 70 % de chaleur peuvent être récupérés, empêchant l’utilisation intempestive des thermostats pour réguler le chauffage. A ces équipements s’ajoutent de l’électroménager basse consommation et du mobilier en matériaux écologiques (bois principalement).

Mais l’un des avantages en terme d’économies d’énergie réside dans la pose de 25m² de panneaux photovoltaïques assurant la production d’électricité. Mieux, la « RuralZed » réintroduit dans le réseau EDF l’excédent d’électricité produit en été. Le surplus d’électricité injecté l’été et la quantité consommée l’hiver devraient ainsi s’équilibrer, pour une facture nulle.
Le programme de réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre des bâtiments constitue un chantier prioritaire du Grenelle Environnement. Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie en France :
L’objectif fixé par le Grenelle Environnement est de réduire les consommations d’énergie du parc des bâtiments existants d’au moins 38 % d’ici à 2020 et, à cette fin, de rénover complètement 400 000 logements chaque année à compter de 2013.
Adopté dans la loi de finances 2009, l’éco-prêt à taux zéro vient compléter la gamme des instruments financiers incitatifs qui existent déjà pour les rénovations dans le bâtiment, comme le crédit d’impôt « développement durable » ou le Livret de développement durable

L’éco-prêt permet de financer les travaux d’économies d’énergie et leurs éventuels frais induits afin de rendre le logement plus économe en énergie, plus confortable et moins émetteur de gaz à effet de serre.
LIl concerne :
Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, il faut soit mettre en œuvre un « bouquet de travaux », soit améliorer la performance énergétique globale de son logement.
Les travaux concernant l’installation d’assainissement non collectif ne consommant pas d’énergie pourront également bénéficier du prêt à taux zéro.
Un « bouquet de travaux » est un ensemble de travaux cohérents dont la réalisation simultanée apporte une amélioration sensible de l’efficacité énergétique du logement et doit être réalisé par un professionnel des travaux dans au moins deux des catégories suivantes :

Ceux qui sont définis dans le cadre d’une étude thermique, peuvent aussi donner droit à l’éco-prêt à taux zéro, pour les logements construits après le 1er janvier 1948, aux conditions suivantes :

LE MONTANT : l’éco-prêt à taux zéro permet de financer jusqu’à 30 000 € de travaux.
LA DUREE : La durée de remboursement est de 10 ans. La banque peut vous proposer de porter cette durée à 15 ans. Vous pouvez aussi décider de la réduire jusqu’à un minimum de 3 ans. Exceptionnellement elle peut être réduite à 1 an avec accord de la banque, pour alléger vos charges de remboursement.
COMMENT L’OBTENIR : après avoir identifié les travaux à réaliser avec l’entreprise ou l’artisan choisi, il faut s’adresser à l’une des banques partenaires muni du formulaire type « devis », accompagné des devis relatifs à l’opération retenue.
L’établissement bancaire attribue l’éco-prêt à taux zéro dans les conditions classiques d’octroi de prêt.
Dès attribution du prêt, le demandeur a deux ans pour réaliser ses travaux. Au terme des travaux, il devra retourner voir la banque muni du formulaire type « factures » et des factures acquittées. Un seul éco-prêt à taux zéro sera accordé par logement.
L’éco-prêt à taux zéro est cumulable avec les aides de l’agence nationale de l’habitat et des collectivités territoriales, les certificats d’économies d’énergie et le prêt à taux zéro octroyé pour les opérations d’acquisition-rénovation. Pour les personnes dont le revenu fiscal du foyer fiscal n’excède pas 45 000 euros en année n-2, le prêt à taux zéro, s’il est octroyé en 2009 ou 2010, peut être cumulable avec le crédit d’impôt développement durable.
Pour en savoir plus : http://www.developpement-durable.gouv.fr