Auteur: Pierre Goldfarb | Publié: 30-07-2009
La taxe carbone, qui a pour but d’inciter les entreprises et les particuliers à moins polluer, part d’une idée fort louable, la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Une fois le préambule posé, les choses deviennent plus compliquées et surtout elles risquent de poser à nouveau la question de mesures fiscales appliquées maladroitement et pénaliser les contribuables qui n’ont pas besoin de cette nouvelle ponction et qui ont eu le tort de croire au tout nucléaire et au gaz notamment (on les a aidés en cela).
La crise nous amène à de nouveaux comportements, mais ces changements se font avec plus ou moins de rapidité, de réactivité et il semble peu convaincant d’imposer les choses en pénalisant les consommateurs de leurs habitudes passées, habitudes pas toujours très spontanées.
Pour mieux convaincre, on nous parle de la Suède, mais la Suède est bien plus écolo que nous et depuis bien plus longtemps. Nos responsables politiques devraient être plus prudents et plus réfléchis avant de « punir » certains modes de vie. La taxe carbone est une bonne idée en soi, ce sont ses modalités d’application qui sont à revoir et une fois de plus ce sont les différents gouvernements, responsables sous la 5ème République de choix aujourd’hui difficiles à assumer, qui ont tort et qui doivent comprendre que les citoyens sont favorables à cette taxe, mais pas à n’importe quel prix.
L’écologie est aujourd’hui une attitude responsable, mais elle ne doit pas devenir une sorte de lubie prétexte à tous les débordements de la part de responsables dont les arrières -pensées ne sont pas toujours très limpides.
Les principales sources d’émission de gaz à effet de serre en 2004

Auteur: Pierre Goldfarb | Publié: 29-07-2009
A part la disposition sur les propriétaires bailleurs, d’autres aménagements ont été apportés à la loi sur le crédit d’impôt en faveur du Développement Durable.
Ainsi le crédit d’impôt est prorogé jusqu’au 31/12/2012 et modifie le champ d’application, notamment pour l’isolation des cloisons opaques, les diagnostics et ce de manière favorable. Par contre le crédit d’impôt concernant les PAC air/air et les chaudières à basse température ne font plus partie du dispositif et les taux du crédit d’impôt accordés au chauffage au bois et aux autres PAC sont revus à la baisse.
En fait les pouvoirs publics essaient de capitaliser sur les énergies qui ont du succès en diminuant progressivement les « bonus » liés a ces équipements qui rencontrent un succès certain.
Pour les cloisons opaques, à savoir les murs, les parquets, les plafonds, c’est la totalité de la prestation qui est prise en charge, à savoir la pose et les matériaux nécessaires. A noter que ce crédit d’impôt est de 25% de la totalité de la somme, voire 40% dans certains cas (avec un plafond entre 8 000 et 16 000 euros selon votre situation familiale).

Auteur: Pierre Goldfarb | Publié: 29-07-2009
Le cabinet d’architectes Baudouin Bergeron a gagné le concours des 17 premiers logements sociaux à énergie positive à Paris, dans le 11ème arrondissement, 7 Rue Guénot. Les logements seront livrés en 2011.
Grandes fenêtres à triple vitrage, panneaux photovoltaïques, consommation énergétique inférieure à 50kwh/m²/an, un projet comme on aimerait en voir plus souvent.
Côté cour :

Auteur: Pierre Goldfarb | Publié: 24-07-2009
La société Voltalis, qui place dans les appartements principalement sociaux des petites boîtes pour limiter la consommation énergétique, et donc réduire la facture de consommation électrique, se voit réclamer par EDF la différence d’énergie économisée, sachant que RTE (filiale d’EDF)rémunère Voltalis pour les économies réalisées, l’effacement ayant lieu au moment des pics de consommation, afin de réguler la production et d’éviter d’importer de l’électricité.
Cerise sur le disjoncteur, la CRE, autorité de tutelle, estime normal que l’électricité perdue par EDF soit reversée !
Dans un contexte où EDF a besoin de trésorerie, la décision est évidente ; par contre pénaliser le consommateur puisque la baisse peut atteindre 10% et donc entraîner une baisse de CA du même ordre pour les fournisseurs, cela paraît « hallucinant » ; on attend avec impatience la position de Mr Borloo, prompt à louer, en général tout ce qui peut faire baisser la production énergétique et l’émission des gaz à effet de serre. Mais n’oublions pas qu’EDF est détenue à plus de 83% par l’état.
Cherchez l’erreur !

Auteur: Pierre Goldfarb | Publié: 24-07-2009
Le Forum des Halles, à Paris, organise un grand jeu concours dont le 1er prix est une maison, mais pas une maison à monter soi-même, une vraie maison avec une toiture végétalisée, des panneaux solaires, récupération des eaux usées. Cette maisone est construite à partir d’un container maritime reconditionné ! Coût de l’objet de vos rêves, 50 000 euros, à gagner avant le 29 août !
Vous voulez jouer : http://www.forumdeshalles.com/vue/form/forumdeshalles/accueil/accueil.htm


Auteur: Pierre Goldfarb | Publié: 24-07-2009

Ce programme a été édifié sur la commune de Saint Dié des Vosges, il s’agit de maisons labellisées Effinergie, à basse consommation, et qui sont à usage social.
Les maisons sont à indépendance énergétique, c’est-à-dire à énergie passive. La structure est en bois, le chauffage et l’isolation également ; panneaux structurels en en bois massif contrecollé, fixés sur le bois, combinant isolation thermique et acoustique, ainsi que protection contre la chaleur ; de la ouate de cellulose a été insufflée dans le caisson, tout comme dans les combles. De plus des panneaux pare pluie ont été utilisés en façade.
Enfin, VMC double flux, poêle à bouillir pour chauffer l’air, panneaux solaires l’été pour chauffer l’eau, en relais du bois.
Dernier point, le surinvestissement serait de 10%, mais comme le précise le directeur technique, les charges faibles éviteront le nombre grandissant des contentieux et des frais attenants.
Un vosgien vaut mieux qu’un bureau technique !
Auteur: Pierre Goldfarb | Publié: 24-07-2009
Depuis début avril, date de son entrée en fonction, l’éco-PTZ aurait généré 280 millions de CA pour les artisans, avec un dossier moyen de prêt à hauteur de 16 000 euros et dans le même temps, quelques milliers d’euros supplémentaires pour l’embellissement du bien ; ainsi non seulement la rénovation énergétique est un vrai enjeu aux yeux des propriétaires, mais tant qu’à se faire plaisir, autant ajouter quelques finitions.
Dans ce tableau assez réconfortant, une fausse note un peu inquiétante, à moins que les dossiers soient mal « ficelés », 2/3 des demandes ont été refusées. Cependant il est possible que ces demandes soient retravaillées pour être éligibles auprès des banques.
Toutefois, les chiffres bien que prometteurs, restent assez éloignés des objectifs fixés par les professionnels qui tournent autour de 400 00 rénovations par an, alors que l’éco-PTZ n’a généré que 15 000 dossiers !

Auteur: Pierre Goldfarb | Publié: 20-07-2009
L’agence locale de maîtrise des dépenses d’énergie des Yvelines a organisé pour la 3ème année consécutive le concours de la maison économe.
Les trois lauréats, dans des catégories différentes, ont reconnu la difficulté en France de réussir un habitat économe et respectueux de l’environnement. Une fois de plus, on se rend compte de la difficulté principalement économique d’un projet durable. En effet les matériaux utilisés sont onéreux et les entreprises qui peuvent répondre à ce genre d’appel d’offres plutôt rares et donc chères. Mais les lauréats se sont montrés assez persévérants pour aller au bout de leurs économies, au sens propre comme au sens figuré.

©agence locale de maitrise de l’énergie
La maison individuelle (ci-dessus) a demandé 3 ans de recherche et un an et demi de travaux pour un investissement global de 400 000 euros pour 203 m² habitables.
Isolation en laine de bois, puits canadien géothermique pour chauffer le sol, VMC, PAC, panneaux solaires, triple vitrage, et même laine de chanvre pour les plafonds. Au final un projet ambitieux mais trop élitiste dans ses coûts et sa conception pour pouvoir être reproductible facilement.

© Pierre Hatte
La maison en bois ci-dessus a été érigée sur le territoire de Gambais et le propriétaire a voulu une maison hyper performante en matière de performance énergétique (A).
Le bardage est en mélèze, la maison est orientée plein sud pour les pièces à vivre, la laine de chanvre isole la toiture et les cloisons intérieures, les murs sont en laine de bois et cellulose, le sol est chauffant avec une aérothermie, de grandes baies vitrées chauffent le living et un puits récupère les eaux usées. Les fenêtres sont à vitrage basse emissivité et sont certifiées. Consommation : 23kW/m²/an ! Encore une fois le maître d’ouvrage reconnaît un surcoût très important.

©Benoit Damico
Denier lauréat, la maison passive de Mr Damico, en bois et pierre, a réussi à atteindre une consommation de 15kW/m²/an, avec une consommation globale en électricité faible grâce à une installation électrique spécifique, des appareils et des lampes basse consommation, la récupération des eaux usées. Là encore un coût très élevé (400 000 euros pour 173 m²) liées aux raisons évoquées plus haut.
Finalement un concours qui vaut leçon pour les acteurs d’un secteur fragile, tout le monde doit s’y mettre pour arriver à résoudre la difficile équation habitat durable= économies. Pour l‘instant, la France risque d’accumuler les retards, pas par manque de candidats de bonne volonté, mais incapables malgré eux de suivre le coût de cet engagement.
Auteur: Pierre Goldfarb | Publié: 20-07-2009
Dans une enquête réalisée par le CREDOC, en début d’année, les Français donnent leur opinion sur l’énergie et le climat ; à la lecture de cette enquête toutes les contradictions des consommateurs apparaissent au grand jour.
En effet, s’ils plébiscitent les nouvelles énergies, ils ne négligent pas pour autant le nucléaire ; et dans leurs choix énergétiques, ils privilégient le prix et la consommation plutôt que l’engagement écologique (émission de CO² ou autres).
Autre enseignement l’éolienne ne fait pas peur, surtout en ville moyenne et chez les jeunes, alors que les opposants retiennent plus la nuisance visuelle que sonore.
Les consommateurs, en majorité, continuent à utiliser les mêmes équipements pour se chauffer, mais ils essaient de mieux maîtriser leur consommation en consommant moins t en différant par exemple l’utilisation du chauffage.
Cette étude est donc bien un casse-tête pour les décideurs, on veut s’engager, mais jusqu’à la limite du coût réel de l’engagement.

©chauffage-snpj.com
Auteur: Pierre Goldfarb | Publié: 10-07-2009
La société REM, installée en Vénétie, fabrique des tuiles très particulières ; en effet elles sont soit photovoltaïques, soit thermiques.
Ces tuiles qui ne sont pas encore commercialisées en France, cela ne saurait tarder, ont des défauts et des qualités, heureusement. Elles sont synthétiques et ont une surface de captation plutôt limitée, ce qui limite la production de chaleur ; par contre elles imitent parfaitement les tuiles en argile et s’intègrent beaucoup mieux que des panneaux solaires.
A vous de choisir.
http://www.tech-tile.it/eng/index.html
