web 2.0

La maison économe ?

L’agence locale de maîtrise des dépenses d’énergie des Yvelines a organisé pour la 3ème année consécutive le concours de la maison économe.

Les trois lauréats, dans des catégories différentes, ont reconnu la difficulté en France de réussir un habitat économe et respectueux de l’environnement. Une fois de plus, on se rend compte de la difficulté principalement économique d’un projet durable. En effet les matériaux utilisés sont onéreux et les entreprises qui peuvent répondre à ce genre d’appel d’offres plutôt rares et donc chères. Mais les lauréats se sont montrés assez persévérants pour aller au bout de leurs économies, au sens propre comme au sens figuré.

Maison économe

©agence locale de maitrise de l’énergie

La maison individuelle (ci-dessus) a demandé 3 ans de recherche et un an et demi de travaux pour un investissement global de 400 000 euros pour 203 m² habitables.

Isolation en laine de bois, puits canadien géothermique pour chauffer le sol, VMC, PAC, panneaux solaires, triple vitrage, et même laine de chanvre pour les plafonds. Au final un projet ambitieux mais trop élitiste dans ses coûts et sa conception pour pouvoir être reproductible facilement.

Une autre maison économe

© Pierre Hatte

La maison en bois ci-dessus a été érigée sur le territoire de Gambais et le propriétaire a voulu une maison hyper performante en matière de performance énergétique (A).

Le bardage est en mélèze, la maison est orientée plein sud pour les pièces à vivre, la laine de chanvre isole la toiture et les cloisons intérieures, les murs sont en laine de bois et cellulose, le sol est chauffant avec une aérothermie, de grandes baies vitrées chauffent le living et un puits récupère les eaux usées. Les fenêtres sont à vitrage basse emissivité et sont certifiées. Consommation : 23kW/m²/an ! Encore une fois le maître d’ouvrage reconnaît un surcoût très important.

Maison économe

©Benoit Damico

Denier lauréat, la maison passive de Mr Damico, en bois et pierre, a réussi à atteindre une consommation de 15kW/m²/an, avec une consommation globale en électricité faible grâce à une installation électrique spécifique, des appareils et des lampes basse consommation, la récupération des eaux usées. Là encore un coût très élevé (400 000 euros pour 173 m²) liées aux raisons évoquées plus haut.

Finalement un concours qui vaut leçon pour les acteurs d’un secteur fragile, tout le monde doit s’y mettre pour arriver à résoudre la difficile équation habitat durable= économies. Pour l‘instant, la France risque d’accumuler les retards, pas par manque de candidats de bonne volonté, mais incapables malgré eux de suivre le coût de cet engagement.

Laissez une réponse