La taxe carbone, qui a pour but d’inciter les entreprises et les particuliers à moins polluer, part d’une idée fort louable, la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Une fois le préambule posé, les choses deviennent plus compliquées et surtout elles risquent de poser à nouveau la question de mesures fiscales appliquées maladroitement et pénaliser les contribuables qui n’ont pas besoin de cette nouvelle ponction et qui ont eu le tort de croire au tout nucléaire et au gaz notamment (on les a aidés en cela).
La crise nous amène à de nouveaux comportements, mais ces changements se font avec plus ou moins de rapidité, de réactivité et il semble peu convaincant d’imposer les choses en pénalisant les consommateurs de leurs habitudes passées, habitudes pas toujours très spontanées.
Pour mieux convaincre, on nous parle de la Suède, mais la Suède est bien plus écolo que nous et depuis bien plus longtemps. Nos responsables politiques devraient être plus prudents et plus réfléchis avant de « punir » certains modes de vie. La taxe carbone est une bonne idée en soi, ce sont ses modalités d’application qui sont à revoir et une fois de plus ce sont les différents gouvernements, responsables sous la 5ème République de choix aujourd’hui difficiles à assumer, qui ont tort et qui doivent comprendre que les citoyens sont favorables à cette taxe, mais pas à n’importe quel prix.
L’écologie est aujourd’hui une attitude responsable, mais elle ne doit pas devenir une sorte de lubie prétexte à tous les débordements de la part de responsables dont les arrières -pensées ne sont pas toujours très limpides.
Les principales sources d’émission de gaz à effet de serre en 2004
