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L’EcoQuartier et l’EcoCité au cœur du développement alternatif.

Le 4 novembre, le ministre de l’environnement, l’incroyable Borloo, accompagné de Benoist Apparu (c’est son vrai nom), secrétaire d’Etat au logement, a remis le Grand Prix national EcoQuartier. Cet appel à projets lancé en octobre 2008 a réuni 160 projets, et 19 pour l’EcoCité, avait pour but de mobiliser les collectivités locales sur la problématique environnementale, mais aussi la refonte de quartiers abandonnés, éloignés, en friche sur beaucoup de plans.

Le Grenelle sert aussi de plate forme à ce genre d’exercices dans le seul but de fixer un cadre et aussi un effort minimum, notamment sur la règlementation thermique. Ces projets doivent aussi avoir une empreinte sociale, afin de redéfinir la vie en collectivité, avec notamment une plus grande mixité sociale, intergénérationnelle et aussi ethnique ; en fait valider la France de demain.

L’EcoQuartier ne concerne que les quartiers qui respecteront les obligations suivantes :

  • une gestion durable de l’eau ;
  • un traitement optimum des déchets ;
  • une biodiversité urbaine ;
  • l’utilisation de modes de transports « doux » (tramway, vélo…) ;
  • la production locale d’énergies renouvelables ;
  • des formes urbaines denses ;
  • une mixité sociale et fonctionnelle ;
  • l’utilisation d’éco-matériaux.

 

Au-delà de ces règles, le projet doit également porter en lui une participation active de tous les acteurs locaux et notamment les habitants ou futurs habitants.
Le grand prix a été décerné à la ville de Grenoble, pour la ZAC de Bonne.

L'EcoQuartier

La commission et les ministres ont particulièrement apprécié :

  • des méthodes de mise en oeuvre du projet (gouvernance, concertation, actions
    partagées, évaluation) participatives et cohérentes, avec l’ensemble de la société
    civile (élus, habitants, associations, chercheurs, constructeurs…) qui ont contribué
    de façon exemplaire à l’obtention d’un résultat de qualité, en particulier dans les
    domaines de la sobriété énergétique, des énergies renouvelables et de l’écoconstruction ;
    Parmi ces méthodes, on peut souligner :

    • l’animation citoyenne autour de la biennale du développement
      durable a permis notamment l’appropriation des enjeux du projet
      par la population,
    • l’assistance et le contrôle à toutes les étapes du projets par un AMO
      (Assistant à Maîtrise d’Ouvrage) missionné par la ville ont assuré
      l’atteinte des objectifs
  • la place essentielle, dans le tissu existant, des espaces verts et de l’eau,
    notamment en aménageant un parc urbain au coeur du projet ;
  • l’importance accordée à la mixité sociale du quartier : outre les 40% de
    logements sociaux, une réelle maîtrise des coûts a été souhaitée pour attirer des
    familles dans de grands logements en centre-ville ;
  • la qualité architecturale du projet ;
  • performances énergétiques de l’ensemble, le projet étant notamment inscrit
    dans le programme Européen CONCERTO d’efficacité énergétique ;
  • le soin apporté à la question de la mobilité et de l’accessibilité ;
  • la qualité des réponses données à la question du traitement des déchets (en
    particulier ceux du chantier) ;
  • le souci d’une gestion durable des eaux pluviales et de la nappe phréatique.

Toutes les thématiques des EcoQuartiers sont traitées avec cohérence et dans
la concertation.
En outre, la réalisation des objectifs de sobriété énergétique des bâtiments et d’autres projets ont été élus, pour en savoir plus : http://www.developpement-durable.gouv.fr/index.php3

Un commentaire pour “L’EcoQuartier et l’EcoCité au cÅ“ur du développement alternatif.”

  1. thanks

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